Augmenter
les salaires et le pouvoir d'achat
Afin
de relancer la croissance et de renforcer le pouvoir
d'achat et nos emplois, l'augmentation
générale des salaires est une
nécessité sociale et économique avec
les conditions de vie amputées par des hausses de
loyers et charges, de l'énergie, du pétrole
et des transports, de l'alimentation....
En conséquence, le congrès invite
l'ensemble des syndicats du privé à engager
les négociations annuelles obligatoires avec leurs
revendications salariales, voire construire la
mobilisation afin de redistribuer les richesses produites
et les profits des entreprises et ne rien attendre d'une
prime aléatoire dictée par le
gouvernement.
FO condamne et rejette toute individualisation des
rémunérations, prime de fonction et de
résultat, prime de mérite dans le public,
intéressement, participation, actionnariat ou
autre.
A ce titre, le congrès revendique, plus que
jamais, une véritable politique de relance de la
consommation par l'augmentation générale
des salaires, des retraites, des pensions, des
allocations et minima sociaux et de la valeur du point
d'indice dans la fonction publique.
Le congrès réaffirme que les augmentations
des salaires doivent bien être des augmentations
générales auxquelles ne peuvent se
substituer ni l'intéressement, ni la
participation, ni l'actionnariat salarial, ni le rachat
de RTT, ni une prime sur les plus values.
Défendre
l'emploi
Le
libéralisme économique, ardemment soutenu
par le gouvernement français et par l'Union
Européenne, a déconnecté
l'enrichissement financier de l'appareil de production,
privilégiant, sans aucun frein, les
bénéfices des actionnaires, au
mépris des salariés, afin d'obtenir la
disparition des règles du Code du Travail,
à coup de délocalisations et d'exploitation
des populations les plus pauvres de la
planète.
Le Congrès demande que la priorité soit
donnée a une véritable politique
industrielle pour développer l'emploi dans le Val
de Marne, conserver et développer alors un tissu
industriel aux cotés du tertaire.
En conséquence, partout où le droit du
travail sera menacé et bafoué, l'Union
Départementale entend agir et réagir pour
le respect des droits des salariés, pour un vrai
travail, un vrai contrat et un vrai salaire conforme
à un CDI à temps plein .Le congrès
rejette la paupérisation de l'emploi avec sa
précarité comme le temps partiel subi non
choisi.
En matière de repos dominical, le congrès
demande l'abrogation de la loi MALLIE du 10 août
2009 sur le travail du dimanche ; elle ne fait que
légaliser des ouvertures dominicales jusque
là pratiquées illégalement qui
favorisent des emplois partiels ou
VSD/vendredi-samedi-dimanche au détriment d'un
plein emploi en CDI et des rémunérations
des salariés.
FO s'inscrit dans le combat contre ces dérives qui
ne visent qu'à généraliser le
travail du dimanche à l'ensemble des secteurs
d'activités qu'ils soient privés ou
publics, comme à BOULANGER qui continue à
bafouer la loi en ouvrant le dimanche sans autorisation,
fort des actions judiciaires gagnées
récemment en Cour d'Appel contre ces ouvertures
illégales, FORCE OUVRIERE 94 continuera d'agir
pour le respect des droits et du code du travail contre
toute banalisation du travail dominical tout comme l'OIN
Orly/rungis/seine amont doit apporter des
créations d'emplois dans le cadre des garanties
collectives et renforcer l'aménagement
économique et social du val de
marne.
Sauvegarder
une Protection Sociale collective solidaire et
égalitaire
Assurance
maladie
La
casse systématique de notre système
solidaire de protection sociale s'est poursuivie avec
l'adoption de Conventions d'Objectifs et de Gestion
déclinées en Contrat Pluriannuel de Gestion
(CPG) à la CPAM 94. Seules deux organisations,
dont FORCE OUVRIERE, ont voté contre cette
spirale. Ce CPG va accélérer la fermeture
des centres dont les ventes ont été
décidées par le précédant CPG
La Sécurité Sociale s'éloigne des
bénéficiaires qui eux, par contre seront
obligés de se déplacer à leurs frais
pour se rendre à des convocations..
Le Congrès réclame le rétablissement
du tiers payant pour tous les assurés quelle que
soit leur situation au regard du parcours de soins, tout
comme le maintien du 100% pour les ALD (affection de
longue durée) ; il demande également la
suppression de toutes les franchises et les forfaits, qui
leur ont été imposés au nom de la
maîtrise comptable des soins.
Le Congrès de l'Union du Val de Marne exige le
respect des principes fondateurs de la
Sécurité Sociale : Le risque
dépendance doit être géré par
l'institution assurant la solidarité entre
salariés et générations, avec un
accès aux soins de qualité, quels que
soient leur âge, leur sexe, leur origine ou leur
lieu de résidence.
Le Congrès exige l'arrêt des fermetures et
le maintien des centres et espaces d'accueils de
proximité existants, de toutes leurs
activités et personnels pour assurer un service de
qualité et de proximité aux assurés
sociaux, et l'arrêt des suppressions de postes.
Le Congrès de l'Union du Val de Marne rappelle que
les cotisations Sécurité Sociale sont une
partie intégrante du salaire
différé..
Allocations
familiales
Le
Congrès souhaite défendre
l'intégrité de gestion pleine et
entière de l'institution devant les
activités exécutées pour le compte
du Département ou de l'Etat, sans devenir un
prestataire de services. La convention d'objectifs et de
gestion a écarté le coeur de métier
des CAF : les allocations familiales et l'action sociale
auprès des familles !
Le Congrès exige en ce sens, que tous les
effectifs soient maintenus pour permettre des conditions
de travail normales pour les personnels et un service
public de qualité comprenant l'accueil de tous
allocataires et le traitement des dossiers dans les
délais prescrits.
Assurance
Chômage
La
création de Pôle Emploi, par la fusion des
ANPE/ASSEDIC sous l'égide du gouvernement est loin
de répondre aux préoccupations des
chômeurs : retrouver un emploi, un vrai travail et
un vrai salaire, ou obtenir un revenu de
remplacement.
Les conséquences graves de cette fusion,
condamnée par FORCE OUVRIERE à
l'époque, sont supportées par les
personnels ; devant la désorganisation des agences
(généralisation de guichets mixtes ou
uniques), la compétences mélangées
et la suppression de 6 Agences d'accueil dans le Val de
Marne, FORCE OUVRIERE rappelle son attachement à
la séparation indemnisation / placement des
chômeurs.
Dans ce contexte, le Congrès revendique un vrai
service public de l'emploi et refuse les
opérateurs privés chargés des
reclassements des chômeurs et l'affaiblissement du
niveau d'accueil comme des effectifs de Pole Emploi
Maintenir
nos retraites et notre système par
répartition
Fort
du combat de l'année 2010 sur la défense
des retraites, le Congrès considère que la
réforme de 2010 n'a réglé ni la
question des retraites, ni la reconnaissance de la
pénibilité. En conséquence, il y a
lieu de revendiquer :
- L'abrogation de la Loi SARKOZY-FILLION-WOERTH ,
- L'arrêt de l'allongement de la durée de
cotisation au-delà de 40 ans pour le retour de la
retraite à taux plein avec 37.5 années de
cotisations pour tous ;
- L'indexation des pensions sur les salaires ;
- Le calcul sur les 10 meilleures années de
cotisations pour les salariés du secteur
privé ;
- La suppression de toute décote, notamment pour
les femmes fonctionnaires,
- Le maintien du calcul sur le traitement indiciaire brut
des 6 derniers mois pour le secteur public,
- Le maintien du code des pensions civiles et
militaires.
Dans
cette optique, il n'est pas question d'accepter la
retraite à la carte ou des comptes notionnels dont
le gouvernement prévoit d'ouvrir le chantier en
2013.
Soutenir
le logement
Le
Congrès exige le maintien et le renforcement du
logement social par la création de constructions
nouvelles, la confirmation du financement du 1% patronal
avec la contribution participative des entreprises
à l'effort de construction (PEEC).
Le Congrès rejette la main mise de l'Etat sur les
CIL ou OPHLM avec leur mise a contribution
financière pour la politique gouvernementale en
matière de logement.
Après les élections HLM 2010, la
maîtrise des hausses de loyers et charges locatives
constitue une nécessité pour un meilleur
cadre de vie du logement social, avec l'action de nos
administrateurs élus.
Le Congrès exige que soient favorisées les
aides au logement par un relèvement des plafonds
d'accès au logement social.
Défendre
le Service Public
Le
Congrès de l'Union du Val de Marne s'insurge de
l'intensification des attaques contre les services
publics, par une démarche qui vise à tout
"marchandiser", les filialisations et les privatisations
s'enchaînent les unes derrières les autres
ainsi que les réorganisations à marche
forcée!
Le Congrès dénonce la transformation de LA
POSTE en Société Anonyme (SA) et se
prononce pour le retour de La Poste dans le service
public, ce qui signifie une organisation
républicaine, un centre courrier par commune, un
centre de tri par département avec le maintien des
bureaux de poste existants!
Quant à l'hôpital, devant les mesures
gouvernementales dirigées contre le droit de
soigner dignement la population, le Congrès
dénonce et condamne toute fermeture ou
regroupement d'hôpitaux visant à supprimer
des lits et à réduire l'accès aux
soins. En conséquence le Congrès exige le
maintien de tous les lits, services, et hôpitaux,
le recrutement de personnels statutaires de toutes les
catégories nécessaires à l'exercice
du service public, et la titularisation des emplois
précaires.
Le
congrès se prononce POUR :
- la défense de l'unicité de l'AP-HP ,
- le maintien du service de chirurgie cardiaque à
Henri Mondor,
- l'autorisation de la chirurgie conventionnelle à
St Camille a Bry sur Marne,
- la réouverture des écoles
d'infirmières,
- le maintien de tous les services d'urgences 24h/24,
- la récupération des milliards
d'exonération accordées aux patrons pour la
seule années 2010 et affectation immédiate
aux hôpitaux,
Le
Congrès se prononce CONTRE:
-le plan de démantèlement de la
gériatrie de la diminution de la capacité
en lits et suppression des services ou sites Albert
Chenevier, Emile Roux, Bicêtre et Paul Brousse,
- la suppression des 3000 emplois a
l'AP-HP.
Force
Ouvrière s'oppose à tous les plans de
retour à l'équilibre et à toute
privatisation ou externalisation des services
logistiques.
Renforcer
la Fonction publique
Le
Congrès demande l'abandon de la RGPP qui supprime
des emplois dans toutes ces composantes sans en mesurer
ses conséquences en terme de
sécurité, d'accès au service public
et de conditions de travail des agents; Le Congrès
dénonce et condamne cette logique comptable qui ne
répond pas à la prise en charge des besoins
des usagers, ne garantit pas l'égalité de
traitement en tout lieu du territoire ainsi que
l'accès aux emplois publics. Il est temps
d'arrêter le non remplacement d'un fonctionnaire
sur 2 partant à la retraite.
Le Congrès se prononce contre le
développement des CDI dans la fonction publique
à la place des emplois statutaires. Il se prononce
pour le rétablissement des postes offerts aux
concours de recrutement. Il exige le respect du statut de
la Fonction Publique : que les postes permanents soient
réservés aux personnels statutaires et il
se prononce pour la titularisation des non
titulaires.
En effet les orientations gouvernementales conduisent
à un démantèlement des services
publics aux usagers ce qui porte atteinte au principe
républicain de neutralité et de
continuité du service public, garantissant le
service rendu aux citoyens.
Il en est ainsi de la défense de l'école
publique, républicaine et laïque, où
FORCE OUVRIERE exige: le respect du principe des valeurs
républicaines, école publique/fonds
publics, école privée/fonds privés,
comme le respect de la scolarisation dès
l'école maternelle, laïque et gratuite, pour
tous les enfants de 2 à 6 ans dont les parents en
font la demande.
Le Congrès se prononce pour l'arrêt des
suppressions de postes et le rétablissement de
tous les postes et classes supprimés. Il exige
l'arrêt des contre-réformes
(mastérisation, réforme du lycée
etc.) qui suppriment les postes et renforce l'autonomie
et les inégalités entre
établissements et qui remettent en cause, les
statuts pour tenter d'imposer une multitudes de
tâches au détriment de l'enseignement et de
la transmission des connaissances.
Le Congrès refuse la mise en autonomie des
universités, facteur supplémentaire
d'inégalité venant s'ajouter aux
crédits budgétaires
insuffisants.
Le
Congrès réclame que les enfants
handicapés ou en grande difficulté, aient
le droit à une scolarité adaptée,
dans un établissement spécialisé ou
une structure adaptée à la nature et au
degré de leur handicap, le maintien et le
développement de toutes les classes et structures
spécialisées dans le Val de Marne, ainsi
que l'affectation immédiate de tous les
auxiliaires de vie scolaire nécessaires et
rémunérés décemment afin de
permettre la meilleure intégration quand celle-ci
s'avère possible. Il revendique en
conséquence que tous les personnels
précaires de l'Education Nationale, EVS (emploi de
vie scolaire), AVS ( auxiliaire de vie scolaire), CUI (
contrat unique d'insertion) , bénéficient
de la garantie de ré-emploi et que l'ensemble de
ces emplois soit transformés en emplois
statutaires.
Fort du combat mené, le Congrès
réaffirme également le respect des
garanties statutaires des Agents Publics rejetant toute
externalisation ou privatisation des services d'entretien
ou de restauration des collèges et
lycées.
Le Congrès s'oppose à toute suppression de
postes d'enseignants, d'administratifs,de T.O.S.
d'ouvriers, et techniciens, aussi le Congrès se
prononce pour la création de tous les postes
nécessaires dans le cadre du statut de la Fonction
Publique.
Le Congrès exige l'annulation des 71 fermetures de
Classes de l'ensemble des suppressions de postes
d'enseignants spécialisés, de moyens ZEP,
et l'ouverture des 25 classes demandées par
les enseignants et les parents du département.
Le Congrès décide d'informer et alerter les
salariés du Val de Marne sur la situation des
écoles, collèges et lycées: la
rentrée ne peut s'effectuer dans ces conditions
faute de réponse aux revendications et besoins de
l'école publique.
Refuser
l'austérité
En
introduisant une constitutionnalisation de
l'austérité, dans le contexte actuel, le
projet de loi pénaliserait encore les
salariés, tout en en plombant l'activité
économique, la croissance et l'emploi. Il implique
en outre un assujettissement des pouvoirs publics
à la dictature des marchés,
reléguant le volontarisme politique et
démocratique en subsidiarité aux doctrines
économiques libérales à l'origine de
la crise.
A la "réduction des déficits publics" qui
est le prétexte à la remise en cause des
conquêtes sociales, le Congrès oppose
l'indispensable satisfaction des revendications des
salariés.
L'urgence est bien, à tous les niveaux, de
re-règlementer, de faire une vraie réforme
fiscale, de conduire une politique économique et
budgétaire créatrice d'activités et
d'emplois, de stopper l'austérité qui
protège les riches et fragilise les autres. Poser
et reposer le question de la production et de la
répartition des richesses. Ne pas le faire en
France comme ailleurs, c'est faire le lit de tous les
populismes et renier nos principes
républicains.
Libérer
la représentativité
Revendiquer,
négocier et contracter, mobiliser et agir sont les
outils du syndicalisme FORCE OUVRIERE, avec et pour les
adhérents, avec et pour les salariés avec
le concours de nos délégués
syndicaux ou représentants de section
syndicale.
Contre la loi du 20/8/2008, issus de la position commune
CGT/CFDT/MEDEF/CGPME, d'une
représentativité électoraliste,
comme dans la fonction publique en 2011,
l'adhésion et la confiance des salariés
sont les seuls moyens à poursuivre la
réelle défense des intérêts
matériels et moraux de tous les salariés,
actifs et retraités, demandeurs d'emploi,
fonctionnaires et agents publics, par une organisation
libre, déterminée et
indépendante.
L'action syndicale ne se formate pas, elle exige la
liberté de s'organiser, la liberté de
désigner, la liberté de négocier, la
liberté d'agir et de revendiquer avec l'abrogation
des loi du 20 août 2008 (secteur privé) et
du 5 juillet 2010 ( fonction publique) .
Le congrès invite l'ensemble des syndicats
à mettre tout en oeuvre pour gagner les
élections du 20 octobre 2011 pour la Fonction
Publique, et en 2012 pour les TPE, où l'Union
Départementale s'engagera pleinement aux
cotés des structures syndicales pour la
défense du statut de la fonction publique, du code
du travail et des conventions collectives nationales,
dans un appel au vote FORCE OUVRIERE.
En
conclusion, le CONGRES exprime toute l'importance d'un
mouvement syndical fort, libre et indépendant pour
assurer la défense des intérêts
matériels et moraux particuliers des
salariés, dans le cadre du mouvement syndical
reconnu par la législation pour l'expression
démocratique de la pluralité.
Le 9ème CONGRES DE L'UNION DEPARTEMENTALE DES
SYNDICATS CONFEDERES FORCE OUVRIERE DU VAL DE MARNE
appelle tous les salariés, les retraités et
les travailleurs privés d'emploi, à
renforcer FORCE OUVRIERE, afin de lutter efficacement
pour conserver ou retrouver leur dignité, imposer
le respect de leurs droits dans le monde du travail et
garantir l'avenir de la protection sociale
collective.
Créteil
le 9 juin 2011