Déclaration
de la Commission exécutive
Confédérale
Pour la Commission
Exécutive de la cgt FORCE OUVRIERE, la
volonté des pouvoirs publics de réduire les
dépenses publiques et sociales est lourde de
conséquences néfastes pour les travailleurs
et la république sociale. Elle se traduit, en
particulier par une remise en cause des services publics,
raison pour laquelle FORCE OUVRIERE demande un abandon de
la RGPP, et par des atteintes graves aux régimes
sociaux, dont les retraites.
D'autres choix sont
possibles, ils nécessitent un changement du
modèle ayant conduit à la crise
actuelle.
Pour faire
respecter leurs droits et ceux des
générations futures, les salariés
doivent se mobiliser.
En ce sens, la
responsabilité du mouvement syndical est
importante. Comme elle ne cesse de l'affirmer depuis
plusieurs mois, pour FORCE OUVRIERE l'unité
d'action sur des bases claires doit constituer un espoir
et une force pour les salariés. Cela suppose des
revendications précises et des modalités
d'action déterminées et
communes.
Fidèle
à sa tradition de liberté et
d'indépendance, la cgt FORCE OUVRIERE ne confond
pas " l'intersyndicale " - structure quasi
institutionnelle privilégiant le contenant en
anesthésiant le contenu - avec l'action commune
librement décidée.
C'est d'ailleurs
pourquoi en 2003 comme en 2009, FORCE OUVRIERE rappelle
qu'elle avait mis en garde contre l'usure des
manifestations à répétition et
qu'elle avait en ce sens proposé, l'an dernier,
une journée de grève franche, position qui
vaut toujours aujourd'hui.
En 2010, outre les
attentes en matière de salaires, d'emploi et de
lutte contre le chômage, les retraites sont au
centre des inquiétudes, donc des revendications
prioritaires.
Pour la Commission
Exécutive de FORCE OUVRIERE, il est indispensable
de refuser tout report du droit à la retraite
à 60 ans, tout allongement de la durée de
cotisation et toute remise en cause du statut
général de la fonction publique et du code
des pensions.
Pour FORCE OUVRIERE
" 40 ans c'est déjà trop ".
La question du
financement est LA question des retraites. Elle impose
des sources nouvelles de financement ainsi qu'une grande
réforme fiscale. Il ne doit s'agir en aucun cas
d'alimenter la crise en donnant des gages aux
marchés financiers, mais de garantir la
liberté, la solidarité et
l'égalité.
C'est pourquoi la
Commission Exécutive de FORCE OUVRIERE qui
rappelle que FORCE OUVRIERE n'est pas signataire de la
déclaration commune du 15 février, refuse
toute ambiguïté et décide de se
mobiliser le 23 mars 2010 sur les positions de FORCE
OUVRIERE et uniquement sur les positions de FORCE
OUVRIERE.
Paris, le 18
février 2010