Actualités syndicales :

UNION DEPARTEMENTALE

DU VAL DE MARNE

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COMMUNIQUE : Première Réaction / intervention du président de la république :

FORCE OUVRIERE confirme que toute augmentation de la TVA constitue une erreur économique (risque de baisse de la consommation, vision erronée de la compétitivité) et un danger social (baisse du pouvoir d'achat et remise en cause du financement des allocations familiales).

S'agissant des accords " compétitivité emploi " que FO avait condamnés comme dangereux, FO constate qu'il n y aura pas de loi immédiate et indique que toute négociation en la matière sera particulièrement dure.

FO rappelle également sa condamnation de la RGPP et des ses effets destructeurs sur l'emploi et le service public républicain.

Enfin, FORCE OUVRIERE prend acte de l'alourdissement des sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas les objectifs en matière d'alternance (la dernière loi datant cependant de juillet 2011) et appuie la mise en place annoncée dès février d'une Banque de l' Industrie qu'elle réclame depuis plusieurs années sans pour autant vouloir d'être gestionnaire de cette banque.

Au final, il n'en reste pas moins que pour sortir de la crise en France comme ailleurs et en Europe il faut sortir du libéralisme économique et de l'austérité économique, salariale et sociale. Paris, le 29 janvier 2012

DECLARATION DE LA COMMISSION

EXECUTIVE CONFEDERALE

Face à l'augmentation importante du chômage, la Commission exécutive confédérale prend acte de certaines décisions gouvernementales le 18 janvier qui, tout en étant insuffisantes et entraînant un redéploiement de moyens, répondent (parfois partiellement) à certaines demandes de FORCE OUVRIERE (chômage partiel, banque nationale pour l'industrie, directive détachement, crédits supplémentaires pour l'insertion des demandeurs d'emploi, prolongation de la R2F).

Ces éléments d'urgence ne sont, toutefois, pas de nature à retourner la situation économique et sociale, la crise du système capitaliste perdurant au niveau international, européen et national. D'autres décisions sont condamnables comme l'exonération de cotisations patronales. Les 1 000 postes à Pôle Emploi sont, par ailleurs, insuffisants en nombre et sont des emplois précaires.

D'autres revendications demeurent entières (augmentation des salaires, AER, arrêt de la RGPP, notamment).

Par ailleurs, la Commission exécutive confédérale confirme que la volonté de réduire le coût du travail est une erreur économique et sociale, que FORCE OUVRIERE entend préserver le pouvoir d'achat des salaires, allocations, pensions, retraites et l'intégralité d'une protection sociale collective solidaire et égalitaire. Elle rappelle son opposition à toute fiscalisation rampante.

La Commission exécutive confédérale confirme également son opposition à toute mécanique d'accord compétitivité-emploi qui ferait payer aux salariés une crise ou des difficultés dont ils ne sont pas responsables.

Sur ces deux derniers points, la Commission exécutive confédérale appelle les travailleurs à la plus extrême vigilance, rappelle l'attachement indéfectible de FORCE OUVRIERE à la liberté et à l'indépendance syndicale et la nécessité de lutter contre toute mesure de rigueur ou d'austérité socialement et économiquement destructrice en France comme en Europe.

Paris, le 19 janvier 2012- Adoptée à l'unanimité

Une banque nationale pour l'industrie, les emplois et les salaires

En 10 ans, entre 600 000 et 750 000 emplois industriels ont été détruits. Et en ce début 2012, 25 000 sont menacés sur environ 150 sites et dans tous les secteurs.

Depuis plusieurs années, FORCE OUVRIERE revendique la création d'une banque nationale pour l'industrie permettant notamment de :

- coordonner tous les dispositifs publics existants : Oséo, Fonds stratégique d'investissement, Caisse des dépôts et de consignation, Programme d'investissements d'avenir, Pôles de compétitivité, crédits d'impôts recherche, etc.

- réaffirmer la légitimité de l'intervention de l'Etat en promouvant des grands projets ainsi que des politiques publiques sectorielles en lien avec les différentes filières industrielles, dans le respect des branches professionnelles ;

- défendre et développer l'emploi, les salaires, les conditions et les moyens de travail dans les entreprises ;

- empêcher les délocalisations et stopper le dumping social et fiscal ;

- soutenir la recherche, l'innovation, l'ingénierie publique, et l'enseignement technique.

Pour FO, les entreprises bénéficiant d'aides publiques doivent être soumises au préalable à des engagements et des contreparties sur le maintien et le développement de l'emploi ainsi qu'en matière de négociations de salaires. L'Etat doit l'imposer, y veiller et le contrôler.

En tant que soutien financier aux fonds propres des entreprises, en tant qu'actionnaire de certaines (et rien de doit exclure à priori une prise de participation publique dans une entreprise), ou en tant qu'employeur, l'Etat a des obligations sociales, salariales, en matière d'emplois et d'améliorations des conditions de travail des salariés concernés.

Il doit activer les politiques publiques et les donneurs d'ordre publics (entreprises et services publics) pour proposer de nouvelles commandes aux filières industrielles.

Pour FORCE OUVRIERE, l'engagement pris par le chef de l'Etat le 18 janvier de créer une " banque pour l'industrie " doit être traduit opérationnellement rapidement afin de répondre à ces revendications en faveur de l'emploi, des salaires et de l'industrie.

Paris, le 23 janvier 2012