Force Ouvrière Val de Marne - Page 3
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Non, monsieur le Président, la retraite n’est pas une prestation d’assistance !

Dans son discours fleuve du 9 juillet dernier, le Président de la République a dit « la retraite n’est pas un droit pour lequel on a cotisé toute sa vie ; la retraite est [ce] que les actifs payent pour les retraités ».

Dans son discours fleuve du 9 juillet dernier, le Président de la République a dit « la retraite n’est pas un droit pour lequel on a cotisé toute sa vie ; la retraite est [ce] que les actifs payent pour les retraités ».

Le Président de la République fait donc de la retraite, non plus un droit à pension mais un « accès à un droit », comme il l’explique pour le chômage.

Le système selon lequel les « actifs paient pour les retraités » porte un nom : la répartition. L’autre forme connue pour verser une prestation retraite s’appelle la capitalisation.

La concertation qui se déroule en ce moment avait, semble-t-il, arrêté clairement le choix de la répartition, comme elle avait arrêté une « technique d’acquisition des droits » en points.

La déclaration présidentielle doit-elle être interprétée comme un changement radical dans la couverture du risque vieillesse ?

De même, la phrase pour le moins ambiguë au sujet de la réversion – « rien ne changera pour les retraités d’aujourd’hui » – va à l’encontre des propos de Madame BUZYN à l’Assemblée nationale le 11 juillet et amplifie l’inquiétude, voire le malaise, qui règne autour du traitement futur des réversions.

Force Ouvrière rappelle à cette occasion son opposition totale à toute mise sous condition de ressources dans le futur système universel et son attachement au système par répartition.13 juillet 2018

La protection sociale : un gâteau que l’Etat a hâte de digérer !

Un nouvel amendement au projet de loi constitutionnelle sur la Sécurité sociale vient d’être déposé. Il confirme les intentions du gouvernement : mettre la main sur tous les régimes obligatoires qui ne sont pas directement au sein de la Sécurité sociale, en particulier les retraites complémentaires (Agirc-Arrco) et l’assurance chômage.

Un nouvel amendement au projet de loi constitutionnelle sur la Sécurité sociale vient d’être déposé. Il confirme les intentions du gouvernement : mettre la main sur tous les régimes obligatoires qui ne sont pas directement au sein de la Sécurité sociale, en particulier les retraites complémentaires (Agirc-Arrco) et l’assurance chômage.

L’argument est pernicieux : « la logique sous-jacente à chacune de nos politiques sociales est restée la même depuis la création de la Sécurité sociale ». Oui, car il s’agit de la logique fondamentale d’égalité et de solidarité, mise en œuvre par des assurances sociales sous gestion paritaire. Et pourtant, aussitôt de balayer : « les défis sociaux et sanitaires auxquels nous sommes confrontés ne sont plus ceux de l’après-guerre ». Ces principes fondamentaux doivent-ils alors changer ?!

Encore une fois, sous couvert de « modernité », de dualité « ancien monde / nouveau monde », l’État veut nous faire croire qu’un changement constitutionnel est nécessaire pour améliorer la prise en charge des risques sociaux, notamment de la dépendance. C’est faux. La Sécurité sociale a été créée par ordonnance en 1945, et c’est une autre ordonnance, en 1967, qui a créé ses branches actuelles (Maladie, Famille, Vieillesse, Recouvrement des cotisations). Il n’y a pas eu besoin de modifications constitutionnelles.

Pour Force Ouvrière, il est évident que cette modification ne vise pas la Sécurité sociale directement, mais tous les cadres collectifs qui ont été créés. Non pas pour améliorer la prise en charge ou « créer » le nouveau risque Dépendance, mais bien pour casser ces constructions paritaires. Cette modification constitutionnelle serait lourde de sens pour les réformes des retraites et de l’assurance chômage à venir, en privant notamment les interlocuteurs sociaux de leur liberté de négocier.

Il restera les soi-disant droits universels a minima pour les plus démunis, et la soi-disant liberté, de fait imposée, de se protéger comme chacun le peut … Arbitrer entre s’acheter des « points » retraite ou des « points » santé ? Exit la solidarité collective, faites place à la « débrouille » individuelle au nom de la « solidarité » nationale !

Pour Force Ouvrière, l’émancipation de chacun, c’est ce que permettent justement nos institutions collectives de protection sociale. Ce serait une erreur historique de vouloir les détruire. 12 juillet 2018


Déclaration de la Commission exécutive confédérale 23 mai 2018

La Commission Exécutive réaffirme le soutien plein et entier de la Confédération aux actions et mobilisations menées par l’ensemble des travailleurs des secteurs public comme privé.

Tous partagent l’inquiétude d’une remise en cause profonde de notre modèle social et républicain, de surcroit dans un contexte d’explosion des inégalités. Tous partagent aussi le constat de politiques mises en œuvre pour une minorité – les « premiers de cordée » – et laissant sur le bas-côté l’immense majorité. La persistance de l’austérité, de la modération salariale, et plus largement la non redistribution des richesses, mettent à mal les valeurs de solidarité et de justice sociale auxquelles Force Ouvrière est attachée. La Commission Exécutive rappelle sa détermination à contrer la logique d’individualisation visant à « déprotéger » les travailleurs et à préserver nos statuts et droits collectifs.

La Commission Exécutive considère que le rôle de « contrepoids » des organisations syndicales est d’autant plus essentiel face à cette politique agressive et régressive. La détermination des cheminots en grève comme la journée de mobilisation du 22 mai menée à l’appel de l’ensemble des fédérations de fonctionnaires et avec la présence de toutes les Confédérations, constituent un signal fort. Le gouvernement se doit de l’entendre et de reconnaître la place des syndicats en répondant aux revendications au travers notamment du paritarisme, de la négociation interprofessionnelle et de la pratique contractuelle.

Face à l’aveuglement et l’obstination idéologique de l’exécutif, qui se refuse à prendre en considération les demandes légitimes des travailleurs, l’heure est à la résistance et à l’action en défense des revendications essentielles. Dans la cohérence du mandat donné par les 3 500 délégués mobilisés lors du XXIVe Congrès confédéral de Lille, la Commission Exécutive propose aux autres organisations syndicales et de jeunesse de rechercher la plus grande unité possible pour créer dès à présent les conditions d’une action commune et d’un rapport de force interprofessionnel, y compris par la grève.

Paris, le 23 mai 2018  Votée à l’unanimité


Réforme ferroviaire : le gouvernement envoie la négociation dans une voie de garage

La Confédération et la Fédération FO des Cheminots ont rappelé une nouvelle fois ce matin au Premier ministre leur opposition à la casse du Statut, à l’ouverture à la concurrence du ferroviaire imposée par l’Union européenne et à la transformation de la SNCF en sociétés anonymes.

Le Premier ministre a opposé une fin de non-recevoir à l’ensemble de nos revendications, tout comme il a écarté le moratoire d’un mois proposé par FO lors de la rencontre du 7 mai dernier, prétextant désormais un manque de temps dans le calendrier mis en place !

Force Ouvrière ne peut se satisfaire de la seule annonce faite aujourd’hui par le Premier ministre, à savoir une reprise par l’État de la dette de 35 milliards d’euros, dont 25 milliards en 2020 et 10 milliards en 2022. Cette décision ne nous fait pas oublier le cœur de la réforme et notre préoccupation première reste celle de la préservation des droits collectifs et des acquis des 127 000 femmes et hommes de ce secteur.

Force Ouvrière condamne une nouvelle fois la méthode employée par le gouvernement qui consiste à tout casser sans proposer d’alternatives, y compris en refusant de laisser la moindre chance à la négociation.

La Confédération soutient ses camarades cheminots engagés dans le combat et encourage toutes celles et ceux qui le pourront à se mobiliser à leurs côtés lors du rassemblement prévu le mardi 29 mai à 13h00 devant le Sénat.


Fonction publique : mobilisation du 22 mai

Le président de la République et le gouvernement veulent imposer une profonde remise en cause de la Fonction publique, sans aucune négociation préalable avec les organisations syndicales et sans faire le moindre bilan de ce qu’apportent les services publics à la population.

Cela constitue une attaque sans précédent du Service public républicain qui est un des piliers de la République par l’expression de ses principes de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité.

Pour Force Ouvrière, cette politique a pour conséquence dogmatique la déprotection, tant des agents publics que des citoyens. La Confédération soutient la mobilisation des agents titulaires comme contractuels par les manifestations et la grève le 22 mai prochain pour défendre l’avenir du Service public, le Statut général de la Fonction publique et l’augmentation du point d’indice.

Force Ouvrière rappelle que le Service public couvre une partie importante des besoins essentiels de la population, car sans lui les zones et les usagers déjà fragilisés se retrouveraient toujours plus livrés à eux-mêmes. L’ensemble des structures FO sont appelées à soutenir activement les actions et à participer aux manifestations pour défendre les fonctionnaires et agents publics, le Statut général et le Service public républicain.
Le 22 mai, résistons, revendiquons et reconquérons des services publics républicains de haut niveau sur l’ensemble du territoire national.




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